Orientation scolaire et professionnelle : 10 questions sur le Soutien Scolaire
Du premier de la classe inscrit en cours particulier au cancre envoyé en stage intensif de rattrapage, le soutien scolaire fait partie du quotidien de plus en plus d’élèves, pourtant scolarisés normalement.
En effet, nombre de parents pensent que c’est la seule solution valable pour aplanir les difficultés, préparer les examens, améliorer les résultats…
Le marché parallèle des cours « au noir » a encore de beaux jours devant lui. Les organismes privés qui proposent à leurs clients des avantages fiscaux prolifèrent en masse. L’offre répond à la demande et face à une telle surenchère, il n’est pas aisé de trancher.
Voici 10 questions les plus représentatives du problème. Nous savons qu’elles seront utiles à tous les parents soucieux de faire au mieux pour aider leurs enfants
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Question soutien scolaire n°7 :
« Malgré un stage intensif pendant les vacances de Toussaint et des cours particuliers hebdomadaires depuis la rentrée, mon fils qui est en seconde ne décolle pas en français. Il dit que le stage n’était pas adapté et que son prof particulier explique mal. Ce dernier affirme que c’est mon fils qui ne travaille pas assez. Que puis-je faire ? »
Premièrement, ayez une explication avec votre fils. S’implique-t-il en français ? Veut-il progresser ? A-t-il suivi les conseils donnés lors du stage ? Ne se serait-il pas contenté de faire seulement acte de présence ? Avant de remettre en cause la pédagogie du prof particulier, voyez s’il n’y a pas un mauvais contact humain. Peut-être devriezvous songer à chercher une personne avec laquelle votre enfant aurait davantage d’affinités.
Toutefois, il ne risque pas de s’améliorer s’il ne fait aucun effort de son côté…
Deuxièmement, ne croyez pas qu’il soit possible de venir à bout de tous les problèmes en quelques heures de soutien. Il convient de fournir un travail personnel , un travail de fond. Trop de parents espèrent voir décoller les notes après une ou deux séances. Il faut parfois de longs mois et plusieurs stages, surtout quand l’élève « revient de loin » ou qu’il s’agit de reprendre des bases élémentaires. En français l’orthographe, l’expression, l’analyse du sujet, la rédaction… demandent une méthode rigoureuse qui ne s’acquiert pas en claquant des doigts.
Troisièmement, les résultats médiocres s’expliquent sans doute par une notation et des exigences sévères de la part de l’enseignant du lycée. Il y a une sacrée différence de niveau entre la troisième et la seconde ! L’adaptation se révèle déstabilisante pour certains enfants. Votre fils doit essayer de se mettre au diapason sans se décourager.